Le point de départ

mercredi 27 octobre 2010
par  Horst Gruetzke
popularité : 7%

Le point de départ de ce projet visant à la recon­nais­sance des biens communs et publics et des droits col­lectifs par toutes les sociétés locales, régio­nales, conti­nen­tales et fina­lement par toute l’humanité de notre planète, se retrouve fina­lement dans le Mani­feste de Cas­tellina. Ce Mani­feste a été délibéré una­ni­mement au mois de février 2009 à Cas­tellina en Toscane, Italie par une dou­zaine de repré­sen­tants d’organisations de la société civile. Parmi les auteurs se trau­vaient
-  Nelly Ban­dar­ra­jazra, AFEM, Bruxelles, Bel­gique
-  Jean‐Claude Boual, CELSIG, Paris, France
-  Anne‐Marie Boyer, COMITE POLI­TIQUE & PAU­VRETE, Puiseux Le Hau­berger, France
-  Pietro Emili, ECAS, Bruxelles, Bel­gique
-  Horst Grützke, Réseau de Citoyens euro­péens EUROPE MAIN­TENANT !, Potsdam, Alle­magne
-  Mat­thieu Calame, Chargé de pro­gramme à la FON­DATION CHARLES LEOPOLD MAYER, Paris, France
-  Phi­lippe D. Grosjean, Stän­diges Forum der Zivil­ge­sell­schaft, Brüssel
-  Raymond Van Ermen, European Partners for the Envi­ronment, Bruxelles, Bel­gique
-  Daniel Hackenberg, INI­TIATIVE ZIVIL­GE­SELL­SCHAFT, Vienne, Autriche
-  Jac­queline De Groote, MOU­VEMENT EUROPEEN INTER­NA­TIONAL, Bruxelles, Bel­gique
-  Mikael Böök, NETWORK INS­TITUTE FOR GLOBAL DEMO­CRA­TI­ZATION, Hel­sinki, Finlande

Les auteurs de ce Mani­feste de Cas­tellina avaient voulu trouver la base d’une réponse aux défis de la crise mon­diale en finances, économie, poli­tique, culture et démo­cratie. Une réponse qui n’a pas été ni trouvée ni donnée par la poli­tique au pouvoir dans des Etats-​​nations, dans la Com­mu­nauté euro­péenne et dans les ins­ti­tu­tions mon­diales, telles que l’ONU, le FMI etc.

Ce Mani­feste de Cas­tellina était en même temps un premier pas en avant vers la réa­li­sation d’une nou­velle forme de démo­cratie – la démo­cratie par­ti­ci­pative. Depuis des années, la société civile reven­diqua la par­ti­ci­pation des citoyennes et citoyens à la gestion de la société euro­péenne en tenant compte l’interdépendance réelle des toutes les citoyennes et des citoyens sur cette planète devenue le village de humanité. Sauf quelques réponses modeste vers une plus grande trans­pa­rence et une meilleure com­mu­ni­cation entre les ins­ti­tu­tions euro­péennes et la société civile euro­péenne – rien de concrète et durable.

Depuis Cas­tellina la société civile euro­péenne s’organise loca­lement et régio­na­lement pour construire la base pour pouvoir réa­liser la recon­nais­sance des biens communs /​ publics et des droits col­lectifs. Au Forum per­manent de la société civile à Bruxelles on essaie à étoffer la base théo­rique des biens communs et publics. A Rome, l’initiateur de la ren­contre de Cas­tellina, Vir­gilio Dastoli, avait invité au mois de juin 2010 à un col­loque sur les ques­tions des biens publics et droits col­lectifs. Pour mai 2011 il a prévoit la convo­cation d’une grande confé­rence sur le même sujet. Tou­jours au mois d’octobre 2010 à Edin­burgh, des citoyens se sont réunit pour déli­bérer sur l’élargissement aussi en Écosse de ce mou­vement donnant la pos­si­bilité à trouver une réponse commune des citoyens euro­péens à la crise mondiale.

De cen­taines d’associations de la société civile pour­suivent leurs objectifs bien par­ti­cu­liers – vers la paix, vers un monde sans armes nucléaires, vers un déve­lop­pement durable sur tout les conti­nents, vers une res­pon­sa­bilité uni­ver­selle de tout l’humanité sur le maintien de la planète avec sa diversité bio­lo­gique et pour sa régé­né­ration natu­relle, vers la réa­li­sation de l’égalité de l’individu devant la loi, indé­pen­damment de sa nais­sance, de sa foi et de son sexe. De plus en plus de ces asso­cia­tions se mettent en réseau pour non seulement pouvoir mieux réa­liser leurs objectifs par­ti­cu­liers, mais encore aussi arriver à une solution globale et col­lective rendant ainsi plus facile la solution indi­vi­duelle et particulière.

La société civile struc­turée dif­fé­remment est appelé à agir pour réa­liser aussi bien l’Un que l’Autre par une coopé­ration col­lective et trans­na­tionale. C’est uni­quement par cette voie que on réussira.

D’après l’avis des auteurs et ini­tia­teurs mais aussi des cosi­gna­taires de ce projet « Vers un Pacte des peuples sur les biens communs /​ publics et des droits col­lectifs » cette nou­velle qualité de la coopé­ration col­lective au sein de la société civile s’avéra comme positive et garan­tissant le succès de cette action. Cette cer­titude se base d’ailleurs aussi sur la recon­nais­sance des résultats obtenus par la lutte de plu­sieurs peuples de l’Amérique du Sud qui aboutais à la recon­nais­sance des biens communs et publique par la voie légale. Les consti­tu­tions de la Bolivie et de Vene­zuela, comme aussi de Nica­ragua sti­pulent clai­rement les droits col­lectifs de ces peuples à ses biens communs et publiques. Pourquoi alors tou­jours hésiter d’aller le même chemin en Europe ? Il ne faut que com­pléter la Charte des droits fon­da­mentaux par des droits col­lectifs res­pectifs et ceci en implantant la démo­cratie par­ti­ci­pative à tous les échelons de la vie sociétale.